Union Congolaise des Femmes des Médias - Ucofem

Covid-19 : UCOFEM sensibilise dans les marchés de Kinshasa

À Kinshasa, plusieurs personnes ne croient pas à l’existence de la maladie à Coronavirus. Face à cette attitude qui installe des doutes dans le chef des Congolais, l’UCOFEM et ses partenaires ont décidé de lancer le 24 Juin 2020,une série des sensibilisations dans les marchés de Kinshasa, lieux les plus fréquentés.

Pendant des premières descentes, les membres de cette association des femmes ont rappelé aux vendeurs, les gestes barrières et règles d’hygiènes édictées par les autorités sanitaires.
Plusieurs vendeurs affirment portés les masques non pas pour se protéger mais par peur des amandes. Une chose est sûre, le port du masque étant primordial dans la prévention de la covid19, ceux qui les portes, par peur des amendes, contribuent d’une manière ou d’une autre au respect des gestes barrières, a constaté Ucofem.

Les gens ne devraient pas attendre que les membres de leurs familles meurent pour enfin croire en l’existence de ce virus. Les gestes barrières sont de rigueur pour se protéger et protéger ses proches. Le lavage des mains avec du savon et autres gestes sont indispensables pour le bien être de tous”, a déclaré le Pasteur Mboyo, propriétaire de la radio sans fréquence de Kapela.

Quelques masques et gels hydroalcooliques ont été remis aux vendeurs. Notons que 10 marchés ciblés par l’UCOFEM ont déjà été sensibilisés et la campagne se poursuit jusqu’au 10 juillet 2020 prochain.

Kinshasa : UCOFEM prend part à l’atelier de renforcement des capacités organisationnelles

Quelques organisations de défense des droits des femmes, dont UCOFEM, participent depuis ce matin à un atelier de renforcement des capacités organisationnelles basé sur un processus d’analyse SWOT au restaurant Malebo de Kintambo. L’idée est de renforcer les réseautages des femmes pour mener des actions coordonnées aux niveaux mondial, régional et national. « Quelles capacités organisationnelles sont nécessaires pour soutenir le travail sur l’égalité des sexes et les droits des femmes » ? est l’une des questions sur laquelle cette session s’appuiera jusqu’au 26 juin 2020.

Le Réseau de développement et de communication des femmes africaines (FEMNET), initiatrice de cette activité, via l’ong Oxfam, entend réfléchir ou mieux comprendre le travail que ces ongs féminines font sur terrain et relever les grands défis des capacités auxquels elles font face dans leur lutte pour la promotion des droits des femmes, notamment la promotion du genre .

Pour Monsieur Pascal Wendjo, consultant et l’un des facilitateurs, « nous devons nous départir de tout ce qui est négatif sur la femme et effacer l’arrière fond sur l’image de la femme qui pourchasse la société ». Il espère que ces ongs féminines arrivent à s’auto évaluer et à constituer un réseau dynamique et fort.

Les participantes, quant à elles, estiment que cette opportunité leur permettra de solidifier leur toile d’araignée « Nous sommes venues avec la détermination commune de travailler pour changer notre façon de travailler afin que nos actions aient de l’impact sur le terrain », souligne Rose Muchanga, coordinatrice de l’ONG Syfes.

A travers cette évaluation « FFPM » des aspects opérationnels les partenaires pourront s’évaluer en profondeur dans le but d’élaborer un plan de renforcement des capacités qui soit holistique et qui serait mis en œuvre dans le cadre de l’accord de sous subvention.

Créé en 1988, FEMNET, est un réseau panafricain féministe d’adhésion basé à Nairobi avec plus de 700 membres répartis dans 48 pays . Au cours des 24 dernières années, elle a été à l’avant-garde, renforçant la capacité des femmes africaines à utiliser les engagements en matière de droits humains pour influencer les programmes et les structures des organismes régionaux et internationaux.

Ucofem

Ucofem rend hommage à Sylvestre Saïdi

Décédée mardi 08 juin à l’hôpital Saint Joseph de Kinshasa, Sylvestre Saïdi Nyota a été transportée, samedi 13 juin 2020, en sa dernière demeure au cimetière «Chemin de Paradis». En présence de sa famille et ses collègues de service, les membres de l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM), qui ont accompagné leur chargée d’administration et finances pour ce voyage ultime, n’ont pu contenir des torrents de larmes, devant cette fatalité, cette grande perte.

A en croire ces femmes chevalières de la plume et du micro, Sylvestre était mieux qu’une simple collègue, elle savait créer un climat de confiance, digne d’une vraie famille, autour d’elle. Pour plusieurs à l’Ucofem, elle était une mère et une grande sœur.

Les membres de l’Ucofem à la morgue de Saint Joseph, samedi 13 juin 2020

«C’était une maman non seulement pour ses enfants mais aussi pour nous qui étions avec elle au bureau. On pouvait se confier à elle sans hésitation car elle avait un coeur très ouvert. J’ai perdu une maman», a regretté Lauriane Kizamina.

Une soeur qui savait apaiser les coeurs

Pour Clarisse Ekoko, l’illustre disparue incarnait le symbole d’une femme battante et travailleuse. Activiste des droits de femme et de l’enfant, Sylvestre Saïdi était une bonne grande sœur, a fait savoir Clarisse Ekoko, qui retient d’elle l’image de cette grande sœur toujours souriante même quand les choses semblaient ne pas marcher. Marie-France Ngindu retient de Sylvestre Saïdi son sens élevé de dévouement, capable d’apaiser les coeurs tourmentés de ses sœurs.

A l’Ucofem, la pilule est amère à avaler mais pour honorer la mémoire de cette passionnée des médias, il faudrait continuer à porter haut son combat pour l’émancipation de la femme en général, celles des médias en particulier.

«Sylvestre a accompli sa mission. Je garde d’elle le souvenir d’une femme battante, d’autant plus que, veuve depuis 16 ans, elle a travaillé pour conduire ses enfants vers un avenir meilleur», a témoigné Anna Mayimona, son amie de longue date et directrice exécutive de l’Ucofem.

Ancienne de L’IFASIC, Sylvestre Saïdi était non seulement à l’UCOFEM, mais aussi au CSAC, au ministère de la santé et dans plusieurs associations.

Ucofem lance le projet “Plaidoyer auprès de responsables des médias” dans les provinces

C’est dans la salle de rédaction de la Radio Mushauri dans la ville de Kindu que l’Union congolaise des femmes des médias (Ucofem) a lancé le samedi 30 Mai 2020,le projet “Plaidoyer auprès de responsables des médias du Maniema”. Simultanément, cette activité s’est tenue à Boma dans la province du Kongo central, à Tshikapa dans le Kasaï et dans la ville de Bunia en Ituri.

Ucofem/Boma

Ce projet vise à apporter le changement sur la perception du genre dans le recrutement comme dans l’attribution des responsabilités au sein de leurs rédactions.

Notre descente vise à conscientiser les responsables des médias sur le bien fondé du respect du genre. Aussi, réduire les écarts entre les hommes et les femmes dans les maisons de presse” a dit la directrice intérimaire de l’Ucofem Maniema, Alima Kinkuni Alice.

Ucofem/Maniema

La première année de l’exécution de ce projet est pleinement réservée au plaidoyer. Et c’est à la deuxième année que le suivi de celui-ci débutera avec une évaluation à mi-parcours.

Notons que l’Union Congolaise des femmes des médias lutte depuis de nombreuses années pour une meilleure intégration des femmes dans les médias et pour une plus grande expression de la femme dans les médias.

Goma: Ucofem plaide pour la prise en compte du genre dans les médias

Dans un entretien avec quelques responsables et promoteurs des médias traditionnels, l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM) section Goma, a fait ce mercredi 27 mai 2020 un état de lieu de la place qu’occupe la femme dans les postes des prises des décisions. Et a également voulu se rassurer que les médias font équilibre dans le traitement de leurs contenus.

UCOFEM a profité de cette occasion pour enquêter sur les émissions politiques et économiques produites par les femmes. D’après cette association des femmes Journalistes, peu sont les femmes qui s’engagent à produire des émissions scientifiques.

Ucofem/Goma

Notons que parmi les 5 radios visitées une note positive a été observée par l’Ucofem sur deux chaines( mishapi voice TV et la RTNC Goma,) la première ne recrute que des femmes depuis son installation au sein des postes des prises des décisions et la deuxième, vient d’engager nouvellement une femme stagiaire a qui elle renforcé les capacités dans le domaine technique.

Mise en place de système d’alerte precoce sur les conflits: un focus groupe organisé à Karuba

Après la mise en place au Nord-Kivu, des groupes de système d’alerte precoce sur les conflits, un focus groupe a été organisé à Karuba ce jeudi 21 mai 2020 afin de trianguler les idées de la communauté ethnique par rapport aux conflits et analyser le niveau de compréhension de l’outil, les difficultés liées à certaines questions et proposition des modifications si possible par la communauté.
La mission a connu la participation de madame Pascaline, qui a représenté l’équipe d’Internews de Bukavu. De son côté l’Union congolaise des femmes des médias (Ucofem) de Goma a été représentée par deux membres, Godelive et Florence.
Cette activité se tient dans le cadre du projet “Appui aux réseaux des femmes pour conduire la prévention des conflits en RDC“ d’Internews avec l’appui du département du Développement international (DFID), en partenariat avec l’Ucofem. Elle vise à réduire la violence dans le Nord-Kivu et l’Ituri.
Pour la mise en place des groupes de système d’alerte precoce sur les conflits, les formateurs qui reccueilleront ces alertes, ont le mérite d’envisager des réponses urgentes et remonter à la coordination de l’Ucofem. Au total 10 groupes d’alerte rapide seront mis en place dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.