Formation des journalistes sur les crimes internationaux; Clôture ce vendredi du premier module

Le premier module de la formation relative à la justice pénale en manière de crimes internationaux en faveur des journalistes s’est clôturé ce vendredi 06 Décembre 2019 au centre d’études pour les actions sociales (Cepas) à Kinshasa.

Organisée par RCN Justice & Démocratie, une ONG active dans le soutien à la justice, en collaboration avec Trial International, il était question en cette troisième journée de relever les compétences juridictionnelles en matière de crimes internationaux, les étapes d’un dossier de crimes de masse, réfléchir sur la communication autour des procès pour les crimes internationaux et les actions en RDC de la cour pénale internationale.

Les bases placées, la prochaine rencontre fixée au 09 Décembre prochain et sera axée sur la médiatisation des sujets relatifs aux crimes internationaux.

Quelques journalistes de Kinshasa en pleine formation avec RCN-JD, le 06 décembre 2019

Cette formation qui a débuté le mercredi 04 décembre, s’inscrit dans le cadre du programme « soutenir les efforts de la lutte contre l’impunité en RDC » pour une durée de 3 ans (1019-2022) qui vise à contribuer au renforcement de lutte contre l’impunité pour les crimes internationaux commis dans le pays.

Dans cette expertise de RCN-JD en collaboration avec son partenaire l’union congolaise des femmes des médias (UCOFEM), le travail de lutte contre l’impunité des crimes internationaux de la justice congolaise sera diffusé et débattu au sein de la société. Plusieurs activités sont prévues pour renforcer les compétences des médias et fiabiliser les informations diffusées sur les procès pour les crimes internationaux. Aussi, renforcer les connaissances des personnels de RCN-JD et UCOFEM pour la mise en œuvre efficace des activités du projet.

Les membres de l’Ucofem outillées sur la justice pénale en matière de crimes internationaux

RCN Justie & Démocratie, une ONG active dans le soutien à la justice, a organisé en collaboration avec Trial International une formation des journalistes sur la justice pénale en matière de crimes internationaux du 04 au 11 décembre au Cepas de Kinshasa.

Cette formation s’inscrit dans le cadre du programme « soutenir les efforts de la lutte contre l’impunité en RDC » pour une durée de 3 ans (1019-2022) qui vise à contribuer au renforcement de lutte contre l’impunité pour les crimes internationaux commis dans le pays.

Les membres de l’Ucofem à la formation relative à la justice pénale en matière de crimes internationaux, le 04 Décembre 2019

Dans cette expertise de RCN-JD en collaboration avec son partenaire l’union congolaise des femmes des médias (UCOFEM), le travail de lutte contre l’impunité des crimes internationaux de la justice congolaise sera diffusé et débattu au sein de la société. Plusieurs activités sont prévues pour renforcer les compétences des médias et fiabiliser les informations diffusées sur les procès pour les crimes internationaux. Aussi, renforcer les connaissances des personnels de RCN-JD et UCOFEM pour la mise en œuvre efficace des activités du projet.

 

 

C’est le coordonnateur de projet dans RCN-JD, Alexis Nkenguru qui a ouvert l’atelier de formation sur la justice pénale internationale en matière de crimes internationaux et sur la déontologie journalistique liée aux enquêtes, instructions et procès de ces crimes.

16 jours d’activisme : le mouvement #Jedénonce a déposé ce samedi son mémo

Les ONG évoluant dans la lutte contre les violences faites aux femmes, regroupées en un collectif dénommé #Jedénonce, ont déposé ce samedi 30 Novembre après un moment de sit-in, leur mémo auprès de la commission genre et famille de l’Assemblée nationale.

Le mouvement #jedénonce ce samedi 30 Novembre 2019 au palais du peuple après le dépôt du mémorandum

Pour ce mouvement, l’application réelle des sanctions prévues par la loi sur les violences sexuelles traîne encore parce que jusqu’aujourd’hui le viol continue à être à la Une sans pour autant inquiéter ses auteurs.

Nous nous attendons à ce que la loi sur les violences sexuelles soit modifiée en tenant compte de notre mémorandum“, a dit la coordinatrice de ce mouvement Maguy Mbuku.

Notons que quelques membres de l’union congolaise des femmes des médias ont pris part à ce sit-in pour lutter contre les violences faites aux filles.

Les femmes membres du mouvement #Jedénonce avant le sit-in le samedi 30 novembre 2019 au palais du peuple

Projet MSDA : Karim Bernard-Dende au bureau de l’Ucofem à Mbujimayi

Ruth Biatshiny, directrice provinciale de l’Union congolaise des femmes des médias/ Kasaï-Oriental, a reçu le mercredi 27 Novembre dernier à Mbujimayi, le directeur pays d’Internews, Karim Bénard-Dendé avec qui, elle a échangé sur la mise en œuvre du projet pour le renforcement du secteur des médias (MSDA) dans la province du Kasaï Oriental avec l’appui de l’USAID dans le but d’améliorer ensemble la situation de la presse en RDC.

« Nous, Ucofem Kasaï-Oriental, avons reçu le représentant pays d’Internews à Mbujimayi ce 27 novembre. La séance a porté sur les activités qu’Internews et USAID comptent menés avec notre corporation dans la formation, la production des reportages pour les femmes de médias et quelques appuis. Le lancement du projet intervient incessamment » précise Ruth Biatshiny.

Le directeur pays d’Internews Karim Bénard-Dendé et les membres de l’ucofem

Le projet de l’USAID pour le renforcement du secteur des médias (MSDA) 2019-2024 a pour objectif de promouvoir des médias plus actifs et plus ouverts contribuant à la consolidation d’institutions plus transparentes et efficaces dans leurs réponses aux besoins exprimés par les citoyens de la RDC.

L’équipe de mise en œuvre de ce projet est composée de Fhi360 et Internews, un partenaire principal de mise en œuvre, aussi de partenaires locaux à savoir, Association des femmes de médias du Sud-Kivu (Afem-Sk), collectif 24, journaliste en Danger (Jed) et l’Union congolaises des femmes des médias (Ucofem) et un partenaire technique mobile Accord, Inc/Geopoll.

Ce nouveau projet s‘inspire du succès du précédent « Programme de développement du secteur des médias de l’Usaid, mis en œuvre de 2010 à 2017 qui a fourni un soutien indispensable à 76 stations de radios communautaires et à plus de 1500 professionnels des médias.

16 jours d’activisme ; l’Ucofem prendra part ce samedi au sit-in du mouvement #JEDENONCE

Le mouvement #JEDÉNONCE en collaboration avec ses partenaires organise ce samedi 30 Novembre à 10h un sit-in devant le palais peuple à Kinshasa afin d’exiger la révision des sanctions prévues dans la loi sur les violences sexuelles en RDC. Cette activité intervient dans le cadre de la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes.

A cette occasion, l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM) qui dans son combat de promouvoir la femme dans et par les médias, lutte aussi contre les violences faites à celle-ci, affirme sa participation ce samedi au ce sit-in du mouvement. Pour Maguy Mbuku, coordinatrice du mouvement #JEDENONCE, la question des violences sexuelles concerne tout le monde voilà pourquoi l’activité est ouverte aux hommes et femmes.

le mouvement #JEDENONCE en pleine sensibilisation à Tshangu

Il invite ainsi, les personnes qui se sentent touchées et concernées par cette question à s’impliquer pour éradiquer ce fléau qui prend de plus en plus de l’ampleur au sein de la société congolaise.

Pour rappel, le dernier cas de viol à Kinshasa  est celui de la petite Anny âgée de 13 ans qui a été violée par un collègue de service de son père militaire.

Viol sur une mineure de 13 ans ; Après l’instruction du dossier, la prochaine audience fixée au 11 Décembre prochain

Le procès sur le viol d’une fille âgée de 13 ans, par un monsieur de 63 ans se poursuit. Le tribunal militaire de Ndolo a entamé ce mercredi 27 Novembre 2019, l’instruction du dossier après la comparution de la victime assistée par son avocat. La suite de l’instruction et plaidoiries est renvoyée au mercredi 11 Décembre prochain avant que l’affaire soit prise en délibérée.

Cette deuxième audience intervient après celle de l’examen de la saisine et l’identification du prévenu par le tribunal le 20 Novembre dernier.

La victime de 13 ans, a été violée par un collègue de son père, âgé de 63 ans qui actuellement est détenu à la prison militaire de Ndolo. Le prévenu étant plus gradé que le père de la victime, a utilisé ce titre pour faire taire la fille qui, ne pouvant plus se retenir s’est confiée à Emmanuella Zandi, activiste des droits des femmes et coordinatrice de l’ONG “ma voisine”. La scène s’est déroulée dans un camp militaire à N’sele où réside la famille.

La victime a essayé de mettre fin à sa vie après avoir constaté  qu’elle était en enceinte alors qu’elle venait juste de voir ses premières règles. Afia Mama, Creeij asbl et Ma voisine se sont engagées à soutenir la petite fille en collaboration avec un cabinet des avocats et l’union congolaise des femmes des médias.

Photo d’illustration

L’instruction du dossier, qu’est-ce que c’est?

Dans le langage de la procédure civile, l’Instruction désigne la période durant laquelle, après que le Tribunal ait été saisi par le demandeur à l’instance, sont échangées par les parties ou leurs avocats leurs conclusions et les documents au vu desquels, l’instruction terminée, le Tribunal tranchera le différend dont ils l’ont saisi.

L’instruction se présente différemment selon que la procédure est orale (Tribunal d’instance, Conseil de prud’hommes, Tribunal des affaires de sécurité sociale, Tribunal de commerce) ou qu’elle est écrite (Tribunal de grande instance, Cour d’appel, Cour de cassation).

Dans le premier cas le Tribunal entend les parties ou leurs avocats en audience publique, puis il se fait remettre les dossiers qu’ils ont préparés contenant leurs conclusions et les pièces probatoires qu’ils ont échangées, puis il déclare qu’il met l’affaire en délibéré. La période de l’instruction de l’affaire est alors close et le jugement est rendu sur le siège ou, le plus souvent lors d’une audience ultérieure.

Dans le second cas, dès que l’affaire est enregistrée au Greffe, le Président ou son délégataire affecte la connaissance de l’affaire à l’une des Chambres de la juridiction et à son tour, le Président de cette Chambre, désigne parmi les magistrats qui la compose, un « Juge de la mise en état ». Sauf dans certaines matières, lorsque la procédure est écrite, la représentation des parties par un avocat est obligatoire. Le juge de la mise en état, s’assure de la régularité des échanges de conclusions et des pièces et règles les incidents éventuels. Il peut ordonner des mesures telles que la désignation d’experts ou l’audition de témoins. Lorsqu’il estime que l’instruction de l’affaire est complète il rend une « ordonnance de clôture ». L’affaire peut être fixée à l’audience pour plaidoiries.

La campagne 16 jours d’activisme, voici le thème national ; «La jeunesse congolaise, « dressez-vous contre la discrimination et le viol »

C’est le lundi 25 novembre que les activités de la campagne “16 jours d’activisme pour mettre fin à violence faite aux femmes ont été lancées à Kinshasa, par la ministre d’État chargée de genre, famille et enfant, Beatrice Lomeya en collaboration avec ONU Femmes/RDC. «La jeunesse congolaise, dressez-vous contre la discrimination et le viol » est le thème choisi par la RDC.

Cette campagne, d’après la ministre, vise à atteindre « zéro cas des violences faite à la femme tel qu’envisagé d’ici l’horizon 2030 ».

lancement des activités de 16 jours d’activisme pour lutter contre la violence faite aux femmes.

Pendant cette période, le gouvernement congolais en collaboration avec les organisations féminines vont sensibiliser les différentes couches sociales à dénoncer les violences faites à la femme.

Pour la ministre du genre, famille et enfant, le gouvernement va dans les prochains jours mettre en place la création d’un fond des victimes de guerre et celles des violences faites aux femmes.

Dans cette même idée, l’union congolaise des femmes des medias invite la population Kinoise et celle de la république démocratique du Congo à dénoncer les violences. Et que justice soit rendue à toutes les filles et femmes victimes de viol.

16 jours d’activisme pourquoi?

Les 16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes est une campagne internationale annuelle qui débute le 25 novembre avec la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et s’achève le 10 décembre, avec la Journée des droits de l’homme.

En soutien aux 16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes, une initiative de la société civile, la campagne « Tous UNiS, d’ici à 2030, pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes » (campagne « Tous UNiS »),  d’António Guterres, secrétaire général des Nations Unies, préconise la prise de mesures à l’échelle mondiale pour sensibiliser, encourager les efforts de plaidoyer et partager les connaissances et les innovations.

La Campagne « Tous UNiS » appelle toute personne, quelles que soient ses origines, à s’informer et à lutter contre l’omniprésence de la culture du viol.

la ministre du genre, famille et enfant lors du lancement des activités de 16 jours d’activisme

La campagne de 16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes a été lancée en 1991 par des activistes au Women’s Global Leadership Institute, cette campagne est organisée chaque année par le Center for Women’s Global Leadership. Elle fait office de stratégie d’organisation pour les particuliers et les organisations du monde entier, en vue de la promotion et de la prévention et l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles.

 

 

Aujourd’hui , la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également l’une des moins signalées en raison de l’impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l’entourent.

 

La pétition des femmes des organisations déposée ce vendredi

Les organisations féminines de différentes tendances et catégories se sont rendues dans l’avant-midi de ce vendredi 22 Novembre à l’assemblée nationale pour déposer la pétition de 1297 signatures des femmes congolaises récoltées soit 885 signatures des femmes de Kinshasa et 311 de celles qui vivent dans les zones touchées actuellement par le conflit pour dire non à la déstabilisation de Jeannine Mabunda.

Très mobilisées, les femmes et jeunes filles plaident aussi pour la paix à l’Est du pays et que la justice soit faite pour tout le monde.

les femmes des organisations feminines le vendredi 22 Novembre 2019 au parlement

«  Nous sommes venus dire à haute voix stop à toute tentative de déstabiliser de façon gratuite de l’honorable Jeannine Mabunda. Nous voulons la paix pour les milliers des femmes qui sont à l’Est du pays et la justice pour tout le monde de façon équitable » a dit Faida Mwangilwa une des initiatrices de cette récolte.

 

 

La présidente de l’assemblée nationale, Jeannine Mabunda Lioko, est accusée par un groupe des élus du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie «PPRD», sa famille politique la présidente, d’incompétence et manque de leadership politique.  Une initiative rejetée par les députés du Cap pour le changement «CACH» et ceux du FCC.

Les organisations feminines au parlement

UCOFEM à la 14é édition du café genre de l’ONU femmes

L’union congolaise des femmes des médias (UCOFEM) a pris part le jeudi 21 Novembre dernier, à la 14ème édition du café genre Beijing + 25 (Génération, Égalité pour les droits des femmes, Ndlr) organisée par ONU femmes sous le thème : «Beijing +25, les avancées et le défis pour la RDC ».

Pour l’Ucofem, ce café genre permet aux participants jeunes et adultes d’échanger sur les questions liées aux genres. Et surtout à la femme de ne pas se sous-estimer car elle est capable de travailler au milieu des hommes.

les participants à la 14éme édition du café genre

Cette édition avait pour objectif d’échanger avec les femmes et les hommes, les filles et les garçons sur les avancées et les défis de la conférence de Beijing en République démocratique du Congo. Les intervenants ont évalué les 25 ans après la tenue de la 4éme conférence mondiale des femmes sur l’adoption de la déclaration et du programme d’action de Beijing en 1995 sur les avancées et les défis pour la RD Congo dans les domaines prioritaires de la femme notamment la pauvreté, l’environnement, la santé et le média

Le programme d’action de beijing qu’est-ce que c’est?

Le programme d’action de beijing qui en 2020 aura 25 ans, le plus grand rassemblement des de défenseures et défenseurs de l’égalité entre les sexes a été adopté en Chine en 1995 par 189 gouverneurs qui se sont engagés à prendre des mesures audacieuses et stratégiques dans 12 domaines critiques : la santé, la violence, les conflits armés, l’économie, le pouvoir et les processus de décision, les mécanismes institutionnels, les droits humains, les médias, l’environnement et les jeunes filles.

Lutte contre l’impunité, une affaire de tous

Dans l’objectif de couvrir le procès pénal , 17 journalistes venus de Bukavu et Goma ont reçu une formation de la part de RCN Justice et Démocratie du 30 Septembre au 4 Octobre 2019 au centre d accueille de pères pallottin de kyeshero à Goma.

Durant cinq jours, ces journalistes ont été outillés de plusieurs matières cadrant sur la couverture médiatique du procès pour crimes contre l’humanité et crime de guerre ainsi que le statut de Rome.

Deux avocats de Trial international ont outillé les journalistes sur quelques notions  de base sur les éléments des crimes de guerre et crime contre l’humanité et le contexte dans lesquelles les juges réunissent tous les éléments pour en fin conclure le degré de responsabilité de crime.

Blaise SANYILA chargé de communication de search for Common grounds dans la province du nord Kivu et de l’ituri ; un des facilitateurs a, à sa part  insister  sur le professionnalisme du journaliste dans l’enquête  et documentation sur les crimes internationaux et aussi un travail de qualité que doit réaliser un reporter sur la couverture d’un procès pénal.

Pendant cinq jours, les journalistes ont appris comment écrire un papier pénal ainsi que la relation qui existe entre la presse et  les acteurs judiciaires. Deux procès en cour seront couverts par les journalistes formes par RCN dont le procès DIKOKO à Bukavu dans le sud Kivu et NTABO TABERI CHEKA  à Goma au Nord Kivu sous la facilitation médiatique de l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM Nord Kivu).

 

Il sied de signaler que cette activité ou formation entre dans le cadre du projet «  Soutenir les efforts de la lutte contre l’impunitéen RDC » d’ou RCN a émis le vœu de travailler avec les journalistes formés dans la production des articles ayant trais a l’impunité.

Florence KAVIRA