Équateur : 20 professionnels des médias sensibilisés sur le genre et médias

Permettre aux Journalistes des radios associatives & communautaires de l’Equateur de bien comprendre le concept « genre » en vue de l’appliquer dans leur travail de tous les jours est l’un des objectifs de cette formation organisée à Mbandaka par la Fédération des Radios de Proximité du Congo, FRPC et l’Union des Femmes des Médias du Congo, UCOFEM, avec l’appui financier de Free Press Unlimited, FPU. Grâce à cette formation, les participantes ont pu se familiariser avec les programmes Adobe Audition et Zara Radio pour le montage et la diffusion de leurs productions radiophoniques. L’activité, qui s’est tenue du 29 mai au 3 juin 2016, a permis aux femmes de produire des reportages à diffuser dans les chaînes locales. Cette formation a également connu l’implication de la Ministre Provinciale de la Communication et Nouvelles technologies; femmes et enfant et porte-parole du gouvernement provincial, Mme Mimie ENGUMBA MULONGO qui a présidé la cérémonie d’ouverture et spécialement celle de la clôture.

 

La sécurité sociale et économique des journalistes une préoccupation du SNPP

Au lendemain de la journée nationale de la presse quelques journalistes se sont réunis grâce à l’appui financier de RCN J&D, au Cepas, du 16 au 17 août 2016, en vue de réfléchir sur les stratégies à mettre en œuvre pour que la sécurité sociale et économique de la profession soit effective en RDC. Le Secrétaire général du Syndicat Nationale des Professionnels de la Presse, SNPP, qui a animé un atelier d’information sur la question en collaboration avec l’Ong Journaliste en danger, a déploré les comportements parfois irresponsables qu’affichent certains employeurs des entreprises presse vis– à – vis de leurs agents. Stanislas Nkundiye a fustigé les licenciements abusifs ainsi que les disparités de salaires pour les travailleurs exerçant le même métier ainsi que les irrégularités dans la rémunération.. A ce propos, il a reconnu tout de même qu’il y a de ces journalistes qui ne répondent pas au profil requis pour exercer la profession.

Selon lui, les employeurs devaient organiser des formations de remise à niveau et des recyclages régulièrement pour les travailleurs qui présentent des insuffisances . Pour Stanislas Nkundiye, il est grand temps que les professionnels de la presse puissent bénéficier totalement de leurs droits en matière de la législation du travail en vigueur en RDC. Il a également plaidé la cause des femmes travailleuses en s’appuyant sur quelques articles du code du travail notamment. Pour l’appuyer, la Directrice nationale de l’UCOFEM, Francine Umbalo qui a évoqué l’intégration du genre dans les médias en RDC, a insisté sur le fait que les médias sont non seulement un outil d’information mais surtout un outil de sensibilisation. « Dans ce cas, les sujets relatifs aux femmes et de l’égalité du genre devraient figurer dans les contenus médiatiques » a –t- elle relevé en invitant les journalistes à s’engager à ne pas transmettre des valeurs stéréotypés à l’égard des femmes par devoir déontologique et moral. Cette occasion a également permis aux journalistes de découvrir la convention collective des cadres des professionnels de la presse en RDC produit en 2013 par le SNPP et qui est une référence en matière des droits du travail des professionnels des médias en RDC.

 

Vers la révision du Protocole de la SADC sur le Genre

Ucofem en partenariat avec Gender links et l’Alliance pour le protocole de la  SADC sur le genre organise depuis mercredi dernier une réunion de concertation nationale  pour la révision du Protocole de la SADC sur le Genre. C’est en prévision de la rencontre des ministres de l’égalité du Genre de la SADC qui aura lieu vers la fin de ce mois à Gaborone. Cette réunion fera aussi office de plateforme pour que l’Alliance se restructure par rapport à l’Agenda Post 2015, à travers un exercice de cartographie thématique ainsi qu’une session sur la façon d’utiliser les médias sociaux pour promouvoir la justice du genre. Une trentaine de femmes et hommes œuvrant dans les Ongs et associations féminines dont une partie est venue du Kasaï, du Bandundu et du Sud Kivu y prennent part et partagent leurs expériences sur les 9 thématiques de l’Alliance  dont  Gouvernance, Droits constitutionnels et légaux ; Santé sexuelle et reproductive et VIH et Sida ; Justice économique ; changement climatique et développement durable ; médias informations et communication. La Ministre de la femme, famille et enfant , présente à ces assises a rappelé aux participants les objectifs de cet atelier qui sont : mobiliser les ressources au niveau national pour obtenir un protocole solide après 2015, sensibiliser les acteurs clés sur les instruments africains et internationaux qui renforcent le principe de l’égalité des sexes après 2015 et enfin se préparer pour la réunion des Ministres du Genre de la SADC qui se tiendra à Gaborone et le sommet des Chefs d’Etats de la SADC en Août prochain. L’Alliance pour le protocole de la  SADC sur le Genre et développement (PSGD) est un  « réseau de réseaux » qui a fait campagne pour que le PSGD soit repris dans l’agenda, qu’il soit signé, ratifié et appliqué. Ce réseau a milité en faveur de l’adoption du protocole de la SADC sur le genre et le développement, pour son application et maintenant pour la révision et la mise en conformité avec les Objectifs pour le développement durable, Beijing plus 20 et l’agenda de l’Union africaine 2063. Pour rappel, le Protocole de la SADC sur le Genre est un instrument sous régional unique qui rassemble les engagements internationaux et africains ayant trait à l’égalité entre hommes-femmes et qui valorise par le biais d’objectifs et de délais spécifiques.Ce protocole est un document unique qui réunit tous les engagements mondiaux et africains pris envers l’égalité des sexes et les valorise.

Ucofem NK :12 jeunes femmes des médias formées sur l’écriture journalistique

A l’initiative de  l’Union congolaise des femmes des médias au Nord-Kivu, 12 jeunes femmes journalistes dont la plupart issues fraichement de l’école de journalisme viennent de bénéficier d’une formation sur l’écriture journalistique.  Cette formation permet de renforcer les capacités de ces femmes qui pourront ensuite affronter le métier avec plus de responsabilités. C’est également une bonne opportunité car dans les organes de presse, au Nord Kivu il n’existe pas de femmes managers. Pour Ucofem, le choix de cette cible est  de créer une pépinière féminine des compétences pour les médias de la province, étant donné qu’aucun organe de presse de la province n’est dirigé par une femme.  « Cette formation constitue un plus aux acquis théoriques apprises à l’université. Pense Sabrina Sifa une des participantes. Cette formation donnée le 12 juin 2016 a été rendue possible grâce à l’appui de l’organisme du droit américain « American jewish wold service », qui soutient l’émulation du leadership féminin.

 

UCOFEM/Kasaï Oriental : Maguy Masanka déterminée à redorer l’image de la femme des médias.

La nouvelle directrice élue de l’UCOFEM Kasaï Orientale, Maguy Masanka se dit déterminée à mener une lutte contre les antivaleurs qui ternissent l’image de la femme des médias et à initier des actions de renforcement des capacités à l’intention des membres de cette Union. Au cours  des élections législatives organisées au siège du secrétariat exécutif de la CENI, sous la supervision d’un membre du conseil d’administration de cette association féminine, où elle a obtenu tête de avec 33 voix sur 46 votants, elle a promis surtout d’améliorer l’image de marque de la femme  des médias la transparence dans la gestion de l’association en vue de gagner davantage la confiance des membres de la structure et mettre ainsi fin aux rumeurs qui déchirent les structures. Portée à la tête de la direction provinciale de l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM) au Kasaï Oriental depuis juin 2016, Maguy Masanka est journaliste professionnelle à la station provinciale de la RNTC/Mbujimayi. Le comité directeur est ainsi composé de Ruth Biatshinyi, son adjointe, Hortense Mpinda Tshimanga secrétaire, Wivine Masengu rapporteuse du comité et Thérèse Kapinga trésorière. Quant au poste de chargée des relations publiques elle est assumée par Céline Kapinga.