Peu de femmes s’expriment dans les médias, selon l’Ucofem

Peu de femmes congolaises s’expriment dans les médias, craignant de se voir coller certains stéréotypes de la société, indique Anna Mayimona, présidente de l’Union congolaise de femmes de médias (Ucofem). Son association lutte depuis de nombreuses années pour une meilleure intégration des femmes dans les médias et pour une plus grande expression de la femme dans les médias.

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la radio célébrée ce jeudi 13 février, elle a estimé que cette situation pourra s’améliorer si «la volonté des femmes d’embrasser les filières de communication est bien encadrée en RDC».

Selon une étude menée par l’Ucofem, les femmes représentent 29% des effectifs employés dans les médias congolais. Ces derniers ont accordé la parole à 22% des femmes seulement contre 88% d’hommes en 2013.

Cette situation n’est pas singulière à la RDC. Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l’Onu a lui aussi plaidé pour une représentation équitable des femmes sur les antennes et dans les effectifs de la radio.

De son côté, l’Unesco entend promouvoir l’égalité des genres par la sensibilisation des propriétaires des radios, des cadres, journalistes et des gouvernements pour développer des politiques et des stratégies en matière de genre pour la radio.

Cette agence du système des Nations unies plaide de son côté pour l’élimination des stéréotypes et la promotion de la représentation multidimensionnelle à la radio et à la promotion de la sécurité des femmes journalistes de radio.

Plus de 250 stations de radio recensées en RDC

La République démocratique du Congo compte plus de 250 stations de radio. En plus de la RTNC, la radio publique, qui dispose des stations dans tous les chefs-lieux des provinces et dans certaines villes, la Radio Okapi compte 8 stations régionales et 35 stations relais. La radio onusienne dispose également  d’une trentaine de radios partenaires qui relayent certains de ses programmes.

La ville de Kinshasa compte au moins 50 stations de radio. Le Kasaï-Oriental en compte 43 dont 14 à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province. Au Kasaï occidental, on recense dix stations de plus.

Au Maniema, on en dénombre 26 dont 11 à Kindu alors que le Bas-Congo en compte 22 dont 8 à Matadi.

En Province Orientale, la ville de Kisangani compte 13 stations de radios tandis qu’à Bunia on en dénombre 8.

Quatre-vingt-trois radios sont enregistrées au Nord-Kivu dont 14 à Goma. Le Sud-Kivu en compte une vingtaine dont 12 à Bukavu.

A l’Equateur, la ville Mbandaka compte 9 stations de radios. Il y en a 6 à Lisala et à Bumba, 4 à Gemena et une à Gbadolite.

Au Bandundu, on dénombre 10 stations de radio à Kikwit. Chaque territoire en dispose au moins une. La ville de Lubumbashi au Katanga compte également une dizaine de stations de radio. Chaque territoire en compte au moins une aussi.

 

Des journalistes réfléchissent sur le Protocole de la SADC sur le Genre et le Développement

« Des journalistes réfléchissent sur le Protocole de la SADC sur le Genre et le Développement »

Alors que signataire du Protocole de la SADC sur le genre et le développement ratifié et mis en application depuis 2005, la RDC n’est toujours pas en mesure de mettre en place une politique nationale en matière de santé. En outre, le budget de l’Etat alloué à ce secteur demeure faible puisque , l’Etat dispose pas de moyens nécessaires à la promotion de la santé de la population malgré le nombre important de zones de santé fonctionnant grâce à l’aide de partenaires.

Et pourtant, ces engagements pris devraient être dans la décennie. Parmi ces engagements, il faut retenir : développer, et appliquer des politiques et des programmes pour traiter les besoins mentaux sexuels et reproductifs des hommes et des femmes. Cette question se fait référence à une sexualité responsable pour éviter des grossesses indésirables et précoces pour les jeunes filles.  C’est pourquoi, en collaboration avec son partenaire Gender Links, elle a décortiqué avec des professionnels des médias trois dispositions importantes qui s’y rapportent ; à savoir les articles 26, 27 et 28.  C’est au cours d’une formation sur les questions de genre et du changement climatique organisée du 14 au 15 janvier 2016 dans la salle de réunions de la paroisse Notre Dame de Fatima dans la commune de la Gombe à Kinshasa.  Cette activité fait suite à une série de formations lancées depuis 2014 en faveur des journalistes travaillant dans une dizaine de médias COE de la RDC , dans le cadre du programme Genre et médias au sein des Centres d’excellence de Genre dans les médias, COE, soutenu par Gender Links en collaboration avec Ucofem. Biens des points axés sur le Protocole de la SADC sur le genre et le développement ont été abordés au cours des formations précédentes telles que la santé de la reproduction, les droits constitutionnels et légaux, la gouvernance, la paix et sécurité, les ressources économiques et l’emploi, etc. En effet, chaque année, en marge des 16 jours d’activisme l’UCOFEM réunit des journalistes pour définir des stratégies à mettre en œuvre pour lutter contre les inégalités de sexe dans la société et dans les médias. A propos de l’article 26 du protocole de la SADC, il préconise l’adoption et l’application des politiques et des programme traitant du bien-être physique et social de la femme avec des objectif spécifiques tels que : réduire le ratio mortalité maternelle et assurer aux femmes un accès équitable à des services de qualité en matière de santé sexuelle et reproductive. Selon la directrice de l’UCOFEM, Anna Mayimona Ngemba le thème choisi, se rapporte aux trois dispositions du protocole de la SADC sur le genre et le développement en vue de fournir aux professionnels des médias les matières nécessaires  pour enrichir leurs productions médiatiques. Ces derniers ont pu réaliser des reportages sur l’impact du changement climatique sur la vie des femmes dans les quartiers périphériques de Kinshasa. Pour rappel, le protocole de la SADC sur le genre et le développement est un engagement signé par les pays membres qui se sont donné un certain nombre d’objectifs liés aux mécanismes définis en faveur de l’égalité du genre au niveau régional, continental et mondial.

 

Équateur : 20 professionnels des médias sensibilisés sur le genre et médias

Permettre aux Journalistes des radios associatives & communautaires de l’Equateur de bien comprendre le concept « genre » en vue de l’appliquer dans leur travail de tous les jours est l’un des objectifs de cette formation organisée à Mbandaka par la Fédération des Radios de Proximité du Congo, FRPC et l’Union des Femmes des Médias du Congo, UCOFEM, avec l’appui financier de Free Press Unlimited, FPU. Grâce à cette formation, les participantes ont pu se familiariser avec les programmes Adobe Audition et Zara Radio pour le montage et la diffusion de leurs productions radiophoniques. L’activité, qui s’est tenue du 29 mai au 3 juin 2016, a permis aux femmes de produire des reportages à diffuser dans les chaînes locales. Cette formation a également connu l’implication de la Ministre Provinciale de la Communication et Nouvelles technologies; femmes et enfant et porte-parole du gouvernement provincial, Mme Mimie ENGUMBA MULONGO qui a présidé la cérémonie d’ouverture et spécialement celle de la clôture.

 

La sécurité sociale et économique des journalistes une préoccupation du SNPP

Au lendemain de la journée nationale de la presse quelques journalistes se sont réunis grâce à l’appui financier de RCN J&D, au Cepas, du 16 au 17 août 2016, en vue de réfléchir sur les stratégies à mettre en œuvre pour que la sécurité sociale et économique de la profession soit effective en RDC. Le Secrétaire général du Syndicat Nationale des Professionnels de la Presse, SNPP, qui a animé un atelier d’information sur la question en collaboration avec l’Ong Journaliste en danger, a déploré les comportements parfois irresponsables qu’affichent certains employeurs des entreprises presse vis– à – vis de leurs agents. Stanislas Nkundiye a fustigé les licenciements abusifs ainsi que les disparités de salaires pour les travailleurs exerçant le même métier ainsi que les irrégularités dans la rémunération.. A ce propos, il a reconnu tout de même qu’il y a de ces journalistes qui ne répondent pas au profil requis pour exercer la profession.

Selon lui, les employeurs devaient organiser des formations de remise à niveau et des recyclages régulièrement pour les travailleurs qui présentent des insuffisances . Pour Stanislas Nkundiye, il est grand temps que les professionnels de la presse puissent bénéficier totalement de leurs droits en matière de la législation du travail en vigueur en RDC. Il a également plaidé la cause des femmes travailleuses en s’appuyant sur quelques articles du code du travail notamment. Pour l’appuyer, la Directrice nationale de l’UCOFEM, Francine Umbalo qui a évoqué l’intégration du genre dans les médias en RDC, a insisté sur le fait que les médias sont non seulement un outil d’information mais surtout un outil de sensibilisation. « Dans ce cas, les sujets relatifs aux femmes et de l’égalité du genre devraient figurer dans les contenus médiatiques » a –t- elle relevé en invitant les journalistes à s’engager à ne pas transmettre des valeurs stéréotypés à l’égard des femmes par devoir déontologique et moral. Cette occasion a également permis aux journalistes de découvrir la convention collective des cadres des professionnels de la presse en RDC produit en 2013 par le SNPP et qui est une référence en matière des droits du travail des professionnels des médias en RDC.

 

Vers la révision du Protocole de la SADC sur le Genre

Ucofem en partenariat avec Gender links et l’Alliance pour le protocole de la  SADC sur le genre organise depuis mercredi dernier une réunion de concertation nationale  pour la révision du Protocole de la SADC sur le Genre. C’est en prévision de la rencontre des ministres de l’égalité du Genre de la SADC qui aura lieu vers la fin de ce mois à Gaborone. Cette réunion fera aussi office de plateforme pour que l’Alliance se restructure par rapport à l’Agenda Post 2015, à travers un exercice de cartographie thématique ainsi qu’une session sur la façon d’utiliser les médias sociaux pour promouvoir la justice du genre. Une trentaine de femmes et hommes œuvrant dans les Ongs et associations féminines dont une partie est venue du Kasaï, du Bandundu et du Sud Kivu y prennent part et partagent leurs expériences sur les 9 thématiques de l’Alliance  dont  Gouvernance, Droits constitutionnels et légaux ; Santé sexuelle et reproductive et VIH et Sida ; Justice économique ; changement climatique et développement durable ; médias informations et communication. La Ministre de la femme, famille et enfant , présente à ces assises a rappelé aux participants les objectifs de cet atelier qui sont : mobiliser les ressources au niveau national pour obtenir un protocole solide après 2015, sensibiliser les acteurs clés sur les instruments africains et internationaux qui renforcent le principe de l’égalité des sexes après 2015 et enfin se préparer pour la réunion des Ministres du Genre de la SADC qui se tiendra à Gaborone et le sommet des Chefs d’Etats de la SADC en Août prochain. L’Alliance pour le protocole de la  SADC sur le Genre et développement (PSGD) est un  « réseau de réseaux » qui a fait campagne pour que le PSGD soit repris dans l’agenda, qu’il soit signé, ratifié et appliqué. Ce réseau a milité en faveur de l’adoption du protocole de la SADC sur le genre et le développement, pour son application et maintenant pour la révision et la mise en conformité avec les Objectifs pour le développement durable, Beijing plus 20 et l’agenda de l’Union africaine 2063. Pour rappel, le Protocole de la SADC sur le Genre est un instrument sous régional unique qui rassemble les engagements internationaux et africains ayant trait à l’égalité entre hommes-femmes et qui valorise par le biais d’objectifs et de délais spécifiques.Ce protocole est un document unique qui réunit tous les engagements mondiaux et africains pris envers l’égalité des sexes et les valorise.

Ucofem NK :12 jeunes femmes des médias formées sur l’écriture journalistique

A l’initiative de  l’Union congolaise des femmes des médias au Nord-Kivu, 12 jeunes femmes journalistes dont la plupart issues fraichement de l’école de journalisme viennent de bénéficier d’une formation sur l’écriture journalistique.  Cette formation permet de renforcer les capacités de ces femmes qui pourront ensuite affronter le métier avec plus de responsabilités. C’est également une bonne opportunité car dans les organes de presse, au Nord Kivu il n’existe pas de femmes managers. Pour Ucofem, le choix de cette cible est  de créer une pépinière féminine des compétences pour les médias de la province, étant donné qu’aucun organe de presse de la province n’est dirigé par une femme.  « Cette formation constitue un plus aux acquis théoriques apprises à l’université. Pense Sabrina Sifa une des participantes. Cette formation donnée le 12 juin 2016 a été rendue possible grâce à l’appui de l’organisme du droit américain « American jewish wold service », qui soutient l’émulation du leadership féminin.

 

UCOFEM/Kasaï Oriental : Maguy Masanka déterminée à redorer l’image de la femme des médias.

La nouvelle directrice élue de l’UCOFEM Kasaï Orientale, Maguy Masanka se dit déterminée à mener une lutte contre les antivaleurs qui ternissent l’image de la femme des médias et à initier des actions de renforcement des capacités à l’intention des membres de cette Union. Au cours  des élections législatives organisées au siège du secrétariat exécutif de la CENI, sous la supervision d’un membre du conseil d’administration de cette association féminine, où elle a obtenu tête de avec 33 voix sur 46 votants, elle a promis surtout d’améliorer l’image de marque de la femme  des médias la transparence dans la gestion de l’association en vue de gagner davantage la confiance des membres de la structure et mettre ainsi fin aux rumeurs qui déchirent les structures. Portée à la tête de la direction provinciale de l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM) au Kasaï Oriental depuis juin 2016, Maguy Masanka est journaliste professionnelle à la station provinciale de la RNTC/Mbujimayi. Le comité directeur est ainsi composé de Ruth Biatshinyi, son adjointe, Hortense Mpinda Tshimanga secrétaire, Wivine Masengu rapporteuse du comité et Thérèse Kapinga trésorière. Quant au poste de chargée des relations publiques elle est assumée par Céline Kapinga.