UCOFEM pour promouvoir la femme dans et par les médias

L’Union Congolaise des Femmes des Médias, UCOFEM, est une association professionnelle qui regroupe les femmes travaillant dans les entreprises et autres organisations de presse aussi bien publiques que privées.

Créée en 1996 par sept femmes journalistes de Kinshasa, elle compte à ces jours une centaine de membres repartis dans la capitale congolaise et dans les deux Kasaï, le Bas Congo et récemment dans le Nord Kivu. Ses actions portent sur les problèmes des femmes évoluant dans la presse en RDC. Améliorer la qualité du travail de la femme dans et par les médias et participer au combat pour l’élimination de toutes les formes des violences à l’égard de la femme sont les objectifs de l’association.

L’UCOFEM travaille dans le renforcement des capacités des femmes des médias par l’organisation des formations sur différents thématiques tels que le traitement de l’information sur les violences sexuelles, les violences basées sur le genre, la consolidation de la paix, les élections, les droits , et l’utilisation des TIC, etc. Depuis sa création, elle a organisé plusieurs ateliers et séminaires à Kinshasa et dans les provinces où elle est implantée pour toucher différentes catégories de femmes dans les médias.

Ces activités ont été organisées grâce à l’appui tant financier, matériel que technique de divers partenaires. La production des supports écrits et audiovisuels est aussi un axe d’intervention de l’UCOFEM. Pour améliorer la qualité de travail de ses membres, elle met à la disposition de ses membres des possibilités de production des programmes spécialisés destinés à la sensibilisation de la population.

A côté de quelques programmes télévisés qu’elle a réalisés avec quelques chaines de la place, l’UCOFEM produit depuis 2004 des émissions radiophoniques. Ce programme concerne l’accompagnement du processus de paix en RDC. A ce sujet, plusieurs séries d’émissions ont été produites sur les élections, la bonne gouvernance, la problématique de violences sexuelles et diffusées à travers les radios privées communautaires.

La recherche est aussi un autre domaine exploité par l’UCOFEM. Avec ses partenaires elle mène et participe aux études sur le genre dans et par les médias. Les résultats de ces études sont utilisés pour conduire des séances de plaidoyer et de sensibilisation auprès des médias congolais et des institutions de formation des communicateurs, particulièrement les universités. C’est à cette tâche que l’association s’attèle présentement.

L’UCOFEM est membre de plusieurs réseaux tant au niveau national qu’international.

Formation des leaders à la base sur les instruments juridiques de promotion des droits des femmes

Démarrage, ce 27 septembre, de la dernière formation des leaders à la base sur les instruments juridiques de promotion des droits des femmes, dans les 5 territoires du Kasaï oriental, à Katanda. Ce projet conduit par Ucofem-Kasai est financé par Onufemmes sur fonds belge dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 1325 du conseil de sécurité des nations unies en RDC au Kasai oriental.

L’Ucofem a dressé un répertoire des femmes ressources de la RDC

L’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM), a procédé mardi 10 juin 2014 au Centre Wallonie Bruxelles, à la présentation du Répertoire des Femmes Ressources de la RDC(FERES), qui reprend près de 2000 contacts de femmes de Kinshasa, Lubumbashi, Mbuji Mayi, Kananga, Matadi, Boma, Kikwit, Bandundu et Goma. Ce répertoire est produit dans le cadre du projet «  Améliorer la prise en compte du genre dans les médias », financé par l’USAID grâce au soutien d’INTERNEWS.

Selon Anna Mayimona Ngemba, Directrice Nationale de l’UCOFEM, les études ont démontré en 2006 qu’il y a un déséquilibre dans les médias en RDC. Le taux de participation de la femme dans ce domaine est passé de 15 à 19 %. Et les dernières études révèlent que seulement 22% des femmes sont visibles dans les médias. Après un monitoring de différents médias de la place sur ce déséquilibre, bon nombre de responsables ont confié à l’UCOFEM qu’ils n’ont toujours pas un accès facile aux femmes lorsqu’il s’agit de les interroger sur les questions liées à leur domaine, a expliqué Anna Mayimona. C’est ainsi que l’UCOFEM avait délégué des enquêteurs dans certains coins du pays dans le but de rencontrer des femmes de divers secteurs (politique, mine, économie, ménage, etc.) et prendre contact avec elles. «Ces contacts recueillis constituent ledit répertoire dont doivent désormais  se servir les médias lorsqu’ils veulent contacter une experte dans un domaine particulier afin d’enrichir leurs émissions, que ce soit en actualité, faits de société, etc. », a expliqué la Directrice Nationale de l’UCOFEM, tout en rappelant que ce répertoire reprend 40 domaines des femmes ainsi que leurs contacts.

En ce qui concerne les difficultés rencontrées sur le terrain lors de la collecte des contacts, Anna Mayimona a affirmé que plusieurs femmes accordaient peu d’importance à ce projet. D’autres devaient par contre  demander l’autorisation de leur hiérarchie ou de leurs maris avant de livrer leurs coordonnées.

L’UNPC prête à appuyer ce programme

 Prenant à son tour la parole, le Secrétaire Général de l’UNPC, Kasonga Tshilunde, a loué les efforts et les actions que mènent l’UCOFEM, qui selon lui font honneur à la profession.

Outre cela, il a demandé à la Directrice Nationale de l’UCOFEM de sensibiliser ses membres parce que plusieurs n’ont pas de carte de presse. Il a aussi fait savoir que le manque de cette carte constitue une infraction au cas où on est traduit en justice. Après avoir donné toutes ces précisions, Kasonga Tshilunde a procédé au vernissage du répertoire des femmes ressources de la RDC à l’aide d’un vin en signe de bénédiction.

Perside DIAWAKU

Atelier sur l’élaboration d’une stratégie de communication des résultats du Projet Conjoint prévention et des réponses coordonnées de lutte contre les violences sexuelles

Début ce matin, à Goma, de l’atelier sur l’élaboration d’une stratégie de communication des résultats du Projet Conjoint prévention et des réponses coordonnées de lutte contre les violences sexuelles. Pendant trois jours, la division provinciale du genre, les ONGs impliqués dans le projet et les professionnels des médias vont travailler pour produire une stratégie qui va assurer la visibilité du Projet. L’Ucofem a été retenue par Onu Femmes pour gérer cette thématique.

RDC: journalistes et politiques appelés à peser leurs mots dans les médias

L’Union congolaise des femmes des médias et le Réseau des jeunes parlementaires congolais ont appelé, à travers une journée d’échanges et de réflexion, les journalistes et les politiques de la RDC à peser les mots dans leurs interventions médiatiques.

Selon les intervenants, le choix des mots engage des responsabilités juridiques, éthiques et sociales des journalistes et des politiques.
Pour maître Charles Mushizi, l’exercice de la liberté est soumis à des limites imposées par la constitution, la loi sur l’exercice du métier de journaliste et le code d’éthique et de déontologie de journaliste.

L’intervention dans les médias par les journalistes ou les politiques engage leurs responsabilités juridiques et sociales, fait remarquer maitre Charles Mushizi, rappelant qu’un mot mal placé peut susciter la violence, «mettre le feu dans la maison». D’où l’exigence pour le journaliste et les politiques de choisir, peser les mots, conclut-il.

Pour Espérance Bayidila, professeur en Sciences de l’information et de la communication, le travail du journaliste repose sur la responsabilité et l’éthique. Elle note que la loi range le journaliste qui doit répondre de ses actes.

L’abbé François Luyeye appelle les journalistes et politiques à s’assumer dans le choix des mots pour prévenir la violence, les conflits et les crises.

– See more at: http://www.radiookapi.net/2016/12/13/actualite/societe/rdc-journalistes-et-politiques-appeles-peser-leurs-mots-dans-les-medias#sthash.GlbHhNL8.dpuf

Peu de femmes s’expriment dans les médias, selon l’Ucofem

Peu de femmes congolaises s’expriment dans les médias, craignant de se voir coller certains stéréotypes de la société, indique Anna Mayimona, présidente de l’Union congolaise de femmes de médias (Ucofem). Son association lutte depuis de nombreuses années pour une meilleure intégration des femmes dans les médias et pour une plus grande expression de la femme dans les médias.

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la radio célébrée ce jeudi 13 février, elle a estimé que cette situation pourra s’améliorer si «la volonté des femmes d’embrasser les filières de communication est bien encadrée en RDC».

Selon une étude menée par l’Ucofem, les femmes représentent 29% des effectifs employés dans les médias congolais. Ces derniers ont accordé la parole à 22% des femmes seulement contre 88% d’hommes en 2013.

Cette situation n’est pas singulière à la RDC. Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l’Onu a lui aussi plaidé pour une représentation équitable des femmes sur les antennes et dans les effectifs de la radio.

De son côté, l’Unesco entend promouvoir l’égalité des genres par la sensibilisation des propriétaires des radios, des cadres, journalistes et des gouvernements pour développer des politiques et des stratégies en matière de genre pour la radio.

Cette agence du système des Nations unies plaide de son côté pour l’élimination des stéréotypes et la promotion de la représentation multidimensionnelle à la radio et à la promotion de la sécurité des femmes journalistes de radio.

Plus de 250 stations de radio recensées en RDC

La République démocratique du Congo compte plus de 250 stations de radio. En plus de la RTNC, la radio publique, qui dispose des stations dans tous les chefs-lieux des provinces et dans certaines villes, la Radio Okapi compte 8 stations régionales et 35 stations relais. La radio onusienne dispose également  d’une trentaine de radios partenaires qui relayent certains de ses programmes.

La ville de Kinshasa compte au moins 50 stations de radio. Le Kasaï-Oriental en compte 43 dont 14 à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province. Au Kasaï occidental, on recense dix stations de plus.

Au Maniema, on en dénombre 26 dont 11 à Kindu alors que le Bas-Congo en compte 22 dont 8 à Matadi.

En Province Orientale, la ville de Kisangani compte 13 stations de radios tandis qu’à Bunia on en dénombre 8.

Quatre-vingt-trois radios sont enregistrées au Nord-Kivu dont 14 à Goma. Le Sud-Kivu en compte une vingtaine dont 12 à Bukavu.

A l’Equateur, la ville Mbandaka compte 9 stations de radios. Il y en a 6 à Lisala et à Bumba, 4 à Gemena et une à Gbadolite.

Au Bandundu, on dénombre 10 stations de radio à Kikwit. Chaque territoire en dispose au moins une. La ville de Lubumbashi au Katanga compte également une dizaine de stations de radio. Chaque territoire en compte au moins une aussi.

 

Des journalistes réfléchissent sur le Protocole de la SADC sur le Genre et le Développement

« Des journalistes réfléchissent sur le Protocole de la SADC sur le Genre et le Développement »

Alors que signataire du Protocole de la SADC sur le genre et le développement ratifié et mis en application depuis 2005, la RDC n’est toujours pas en mesure de mettre en place une politique nationale en matière de santé. En outre, le budget de l’Etat alloué à ce secteur demeure faible puisque , l’Etat dispose pas de moyens nécessaires à la promotion de la santé de la population malgré le nombre important de zones de santé fonctionnant grâce à l’aide de partenaires.

Et pourtant, ces engagements pris devraient être dans la décennie. Parmi ces engagements, il faut retenir : développer, et appliquer des politiques et des programmes pour traiter les besoins mentaux sexuels et reproductifs des hommes et des femmes. Cette question se fait référence à une sexualité responsable pour éviter des grossesses indésirables et précoces pour les jeunes filles.  C’est pourquoi, en collaboration avec son partenaire Gender Links, elle a décortiqué avec des professionnels des médias trois dispositions importantes qui s’y rapportent ; à savoir les articles 26, 27 et 28.  C’est au cours d’une formation sur les questions de genre et du changement climatique organisée du 14 au 15 janvier 2016 dans la salle de réunions de la paroisse Notre Dame de Fatima dans la commune de la Gombe à Kinshasa.  Cette activité fait suite à une série de formations lancées depuis 2014 en faveur des journalistes travaillant dans une dizaine de médias COE de la RDC , dans le cadre du programme Genre et médias au sein des Centres d’excellence de Genre dans les médias, COE, soutenu par Gender Links en collaboration avec Ucofem. Biens des points axés sur le Protocole de la SADC sur le genre et le développement ont été abordés au cours des formations précédentes telles que la santé de la reproduction, les droits constitutionnels et légaux, la gouvernance, la paix et sécurité, les ressources économiques et l’emploi, etc. En effet, chaque année, en marge des 16 jours d’activisme l’UCOFEM réunit des journalistes pour définir des stratégies à mettre en œuvre pour lutter contre les inégalités de sexe dans la société et dans les médias. A propos de l’article 26 du protocole de la SADC, il préconise l’adoption et l’application des politiques et des programme traitant du bien-être physique et social de la femme avec des objectif spécifiques tels que : réduire le ratio mortalité maternelle et assurer aux femmes un accès équitable à des services de qualité en matière de santé sexuelle et reproductive. Selon la directrice de l’UCOFEM, Anna Mayimona Ngemba le thème choisi, se rapporte aux trois dispositions du protocole de la SADC sur le genre et le développement en vue de fournir aux professionnels des médias les matières nécessaires  pour enrichir leurs productions médiatiques. Ces derniers ont pu réaliser des reportages sur l’impact du changement climatique sur la vie des femmes dans les quartiers périphériques de Kinshasa. Pour rappel, le protocole de la SADC sur le genre et le développement est un engagement signé par les pays membres qui se sont donné un certain nombre d’objectifs liés aux mécanismes définis en faveur de l’égalité du genre au niveau régional, continental et mondial.