Début d’une enquête sur la situation des femmes entrepreneurs à Kinshasa

un marché dans la commune de Kisenso

C’est une Initiative sur l’autonomisation économique de la femme congolaise que vient de lancer le projet lutte contre la corruption (AC – anti-corruption) en vue de redonner un pouvoir équitable aux femmes et renforcer leur capacité d’action dans la promotion de leur autonomisation économique. Un projet mené par le Programme Essor et qui inclue les femmes de la Plateforme de l’entrepreneuriat féminines (PEF) et de l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM).

288 femmes entrepreneures sont ciblées à travers toute la ville de Kinshasa et seront interrogée sur base du secteur d’activité et de la taille de l’activité exercée. PEF devra identifier 216 Femmes entrepreneures sur toute la  ville de Kinshasa et UCOFEM en interroger  72 Femmes entrepreneures à travers les  quatre districts de la ville de Kinshasa. Dès ce mardi, 17 octobre 2017, les enquêteuses seront à pieds d’œuvre.

Elles pourront, à l’issue de cette descente sur terrain,  dévoiler par exemple, combien de femmes entrepreneurs ont fait enregistrer leurs entreprises et si elles détiennent des documents légaux sur leurs  activités économiques et surtout comment s’y prennent-elles face aux tracasseries de la part des agents de l’Etat et, pourquoi pas quel est le bénéficie réalisé par jour, par mois, par année, etc.

Il faut reconnaître que les femmes qui exercent des activités génératrices de revenus sont souvent victime d’arnaque de la part de certains services étatiques tout simplement parce qu’elles ignorent leurs droits sur cette question. Elles sont confrontées à de multiples taxes imposées à tort et à raison. Ces pesanteurs qui freinent leurs  épanouissements individuel et leurs initiatives s’expliquent du fait que la femme entrepreneur n’est pas suffisamment sensibilisée   sur les principes basics de la gestion de ses activités économiques. Sa vulnérabilité l’expose donc  aux pratiques de la corruption. ce qui remet en cause son autonomisation économique.

Pour la chef du projet, Sharaneet Parmar, le programme d’Essor compte beaucoup sur l’appui de l’UCOFEM dans le cadre d’un projet éclaté en trois volets à savoir, l’étude de base où Essor est en train de mener un sondage sur la situation actuelle des femmes entrepreneures sur l ‘administration fiscal et leurs droits économiques. Deuxièmement, il s’agira d’organiser une formation des formatrices au sein de l’UCOFEM sur cette question de droit à la fiscalité. Enfin, une campagne de sensibilisation des femmes Congolaises à travers des clubs d’écoute ainsi que par d’autres activités de communication. Essor compte d’inclure les associations des femmes entrepreneurs dans la mise en œuvre de cette campagne.

A la question de savoir pourquoi Essor n’a inclus que les femmes dans ce projet, Sharanjeet estime que les femmes congolaises constituent le moteur de l’économie congolaise d’où l’importance à renforcer leurs capacités dans l’entreprenariat

Parmi les objectifs poursuivis par ce projet, l’on peut noter l’amélioration des pratiques commerciales de femmes entrepreneurs et la capacité par ces dernières à pouvoir prendre des décisions économiques librement et à mieux se défendre face à  leurs obligations fiscales et administratives.

T.M