Des associations professionnelles sensibilisées sur le code de la famille révisé

C’est la ministre du Genre, Famille et Enfant, Chantal Safou qui a initié cette activité qui s’est déroulée le week end dernier La salle polyvalente  Marie-Ange Lukiana du ministère du Genre. Elle a, par cette occasion, a rendu hommage au chef de l’état, pour la promptitude avec laquelle il a promulgué le nouveau code révisé.

Organisée à l’attention d’une centaine de femmes des associations professionnelles de Kinshasa cette journée de sensibilisation arrive à point nommé car, l’ancien code de la famille était quasiment méconnu de la population faute de vulgarisation. C’est ainsi que le ministère du Genre a opté pour sa vulgarisation à grande échelle.

Ainsi,  les membres des associations professionnelles présents à ces travaux  serviront de  relais de communication entre le ministère et leurs affiliés, les  membres des associations, auprès des membres de  familles et de toutes les personnes de leurs relations tant professionnelles que privées.

Promulgué en 1987, le code de la famille améliore plusieurs dispositions qui favorisent le plein épanouissement de la femme dans l’exercice de ces droits les plus fondamentaux ; que ce soit dans son foyer, dans la société ou, surtout dans la vie active :

La Ministre Chantal Safou, en a révélé quelques faiblesses dont l’ignorance de son existence par une grande partie de la population qui, de surcroit, est victime de toutes sortes de violences principalement conjugales.

Les femmes commerçantes n’en sont pas épargnées d’où la nécessité de faire connaitre toutes ses matières traitées dans le nouveau code de la famille révisé.

En effet, Le code de la famille révisé corrige plusieurs dispositions contraires aux principes de l’Egalité des sexes telles que définies dans notre Constitution et dans plusieurs instruments  juridiques des Nations Unies entre autre, la suppression de l’autorisation maritale pour la femme mariée et l’obligation faite aux époux de s’accorder pour tous les actes juridiques dans lesquels ils s’obligent, individuellement ou collectivement.

Il y a également, l’exigence du respect et de la considération mutuels des époux dans leurs rapports, sans préjudice des autres obligations respectives qui leur incombent dans la gestion du ménage ; l’affirmation du principe de la participation et de la gestion concertée du ménage par les époux, particulièrement quant à leurs biens à charges ;

Ce qui est intéressant dans ce code c’est surtout  la suppression de l’émancipation automatique du mineur par l’effet du mariage sans préjudice de l’émancipation judiciaire du mineur, à la demande motivée des parents ou à défaut du tuteur. Il faut aussi souligner la réaffirmation de la compétence exclusive du Tribunal pour Enfants dans les actes impliquant l’état et la capacité du mineur ; et le renforcement des dispositions pour assurer la protection des droits de l’enfant congolais contre toutes sortes d’abus en matière d’adoption internationale.

Le ministère du Genre, Enfant et Famille qui a  pour mission d’assurer la promotion du statut de la femme, la protection de l’enfant et la stabilité de la famille, s’est engagé avec ses partenaires à vulgariser cet instrument utile pour la jouissance des droits  des femmes dans leurs famille. Pour Chantal Safou, le Ministère ne ménagera aucun effort pour  le diffuser en utilisant tous les canaux appropriés afin que les hommes et les femmes congolais,  quelques soient leur condition de vie, leur lieu de résidence ou de profession ne se voient pas appliquer un texte non connu.

Francine Umbalo/ UCOFEM