Café-genre : Le mouvement féminin en RDC au centre d’un débat

Les questions sur l’égalité de genre et l’autonomisation des jeunes sont, à ce jour un grand défi que l’agenda national devrait inscrire dans ses priorités. Cette problématique devrait entre autre susciter les femmes elles-mêmes à réfléchir sur une stratégie intergénérationnelle devant impliquer les hommes dans le combat pour l’égalité.

Ce qui est déplorable c’est que les femmes sont à peine visibles dans les débats politiques et sont peu médiatisées. D’autant plus qu’il est inouï d’envisager une gouvernance sans la participation de la femme.

Cette situation préoccupante a interpellé bon nombre de partenaires sociaux dont ONUFEMMES, l’agence des nations unies pour  la défense des droits des femmes. Cette dernière entend  promouvoir les questions liées à l’égalité de sexes et dynamiser le plaidoyer ainsi que la sensibilisation au pays. D’où l’idée  de créer un espace de rencontre pour différents acteurs clés impliqués dans la promotion de l’égalité des sexes en RDC.

A ce titre, ONUFEMMES a organisé la 1ère édition du café-genre  au mois de février 2017 et la deuxième édition au mois de mars 2017.  La troisième édition du café-genre a eu lieu à Kinshasa, en partenariat avec des organisations féminines de Kinshasa afin de réfléchir  sur «la participation politique des femmes et Mouvement féminin dans le contexte des élections et de la décentralisation en RDC ». Ce thème a permis aux femmes de partager leurs expériences en matière de leadership.

La représentante de l’ONUFEMMES en RDC, Awa Seck, pour qui, le café-genre se veut un espace de dialogue, une plate-forme d’échanges et un lieu de rencontres et de réflexions, s’est estimé heureuse de  tenir cette journée de réflexion.

En ce qui concerne les participants à cette journée, ils ont salué cette initiative qui leur permet de discuter de l’avenir politique des femmes en RDC. Ce qui est le plus interessant dans ce café presse, c’est plus la tribune des femmes qui a brillé au programme avec des messages clés des organisations féminines. Ces échanges ont souligné la nécessité de restructurer le Mouvement féminin et de mettre des garde-fous pour le respect d’un quota bien défini. d’où le besoin exprimé de mettre en place une base de données de compétences féminines.

Parmi les sujets développés figuraient notamment, « La participation politique des femmes : contexte et enjeux » ; « Le mouvement féminin : un mécanisme de promotion de la participation politique des femmes ». Le Professeur Lututala Mumpasi Bernard, Directeur général  du Centre régional de Recherche et de Documentation sur les Femmes, le Genre et la construction de la paix dans la région des grands lacs (CERED-GL), intervenant sur cette question, a relevé que les femmes constituent une clientèle électorale importante ajoutant qu’il est nécessaire de prendre en compte leurs préoccupations dans le processus électoral, et de les associer aux prises de décision. Ainsi, il a invité les femmes à s’approprier la lutte contre l’égalité des sexes.