Les femmes de Tshikapa exigent le retour de la paix dans le Kasaï

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image de quelques déplacés de guerre     PHOTO forum des as

Manque d’accès aux services sociaux de base et à l’aide humanitaire ; c’est l’un des calvaires que vivent les femmes dans le Kasaï. Ce tableau sombre a été dressé ce week end dernier au cours d’une conférence de presse organisée à Kinshasa par trois femmes leaders des osc de Tshikapa, à savoir, l’ADEDEFO, CADIFA et fofedi. Dans leur déclaration lue dans la salle de réunion de l’ong grandissons ensemble, à Kinshasa, Ces dernières ont souligné que certaines femmes se sont fait enrôler de force dans les mouvements des milices de Kamuina Nsapu; citant le cas de la petite fille surnommée « Ya Mama ».

Selon Mme Philomène Mwamba, présidente de l’ong adedefo, le tronçon allant de Tshikapa à Kikwit est pénible pour les femmes, qui sont exposées aux fouilles humiliantes. Parfois déshabillées, les contrôleurs vont jusqu’à pénétrer leur parties intimes pour vérifier si elles portent sur elles des tatouages ou une ceinture de couleur rouge au niveau des hanches.

Toutes ces pratiques qui tendant à exposer le corps de la femme constituent, selon les animatrices de la conférence, une forme de violation des droits humains qui se sont appuyées sur l’adage luba qui dit que «la femme est une peau de l’antilope naine, on ne peut pas s’y asseoir à deux».

Face à cette situation, les femmes de Tshikapa, représentées à l’occasion par l’Adedefo, Cadefa et Fofedi, entendent donc entreprendre des actions concrètes pour que la paix soit restaurée dans cette partie du pays. Il s’agit notamment d’impliquer tous les médias dans la communication pour le changement des mentalités et de drainer toutes les organisations paysannes, les églises, les écoles, les organisations assises communautaires  et les leaders communautaires afin de se mobiliser pour le retour de la paix.

Pour y arriver elles ont sollicité l’appui du gouvernement central et des forces loyales ainsi que des gouvernements provinciaux.

Cette conférence de presse a été organisée avec l’appui de l’union congolaise des femmes des médias, UCOFEM, à l’issue d’une formation visant à sensibiliser les femmes sur leurs participations dans les débats démocratiques qu’elle a organisée à Kananga et à laquelle ont pris part ces trois structures et 10 autres structures du Kasaï central.

L’nsécurité qui sévit dans la province du Kasai a attisé beaucoup de foyers de violences sexuelles basées sur le genre. Ce qui inquiète les femmes kasaiennent qui pensent, en outre que cette situation pourrait compromettre le démarage des opérations d’enrôlement dans cette partie du pays.