Journalistes et politiques congolais s’accordent à préserver la paix en temps de crise

????????????????????????????????????

Journalistes et politiques congolais ont signé ce 13 décembre 2016 un acte d’engagement en vue de contribuer à la stabilité du pays face au contexte politique actuel. C’était à l’issue d’une matinée d’échange et de réflexion organisée à Kinshasa par l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM), en collaboration avec le Réseau des jeunes parlementaires congolais, sous le thème «Politiques, journalistes : le poids des mots dans la prévention de la violence des conflits et des crises».

Pour la présidente de l’UCOFEM, Anna Mayimona, l’idée de mobiliser les médias et les politiques vient du fait que les médias ont un rôle très important à jouer dans la résolution des conflits et du fait qu’ils peuvent être une solution et non un problème face à la tension qui prédomine le pays à l’approche de la date du 19 décembre 2016, date de la fin du deuxième mandat constitutionnel du Président de la République en exercice ;.

L’un des engagement repris dans l’acte est que « politiques set journalistes s’accordent de s’interdire de faire l’apologie de discours de haine, de violence, de xénophobie ou de division à travers les médias;  de promouvoir les moyens pacifiques et légaux dans le règlement de différends de tous ordres ; et d’éviter et /ou condamner tout discours qui porte des germes de conflits et de violences  susceptibles d’embraser la société;….. »

L’objectif de cette journée d’échange et de réflexion était d’amener les journalistes et les politiques à bien peser leurs mots en cette période de crise politique en RDC. A en croire une des oratrices, Professeur Bayedila Espérance, intervenant sur l’éthique et la déontologie des journalistes, « la langue est un petit membre qui peut embraser tout le corps »,

C’est ainsi qu’elle a rappelé le pouvoir qu’ont  les journalistes et les politiques, d’éteindre ou d’allumer le feu en période de crise politique d’où ces deux catégories professionnelles devraient s’accorder sur comment gérer les situations de crise et prévenir la violence ou tout autres conflits.

L’un des intervenant Maitre Charles  Mushizi, qui a exposé sur le  » le poids des mots : aspects juridiques » a insisté sur les règles qui régissent l’exercice de tout profession  en invitant les journalistes à respecter ses limites en tant que tel et à respecter l’ordre public, la vie privée, la vérit, etc.

Parlant des  « Responsabilités et éthique des politiques », le professeur François Luyeye a relevé que l’homme politique a une mission noble dans la société et que s’il ne remplit pas bien son rôle dans la société, celle-ci devrait juger ses mots comme étant vides.

A la fin des échanges, les journalistes et les politiques ont procédé d’un commun accord à la signature de l’acte d’engagement pour dire non à l’apologie des discours de la haine, de violence, de xénophobie ou de division à travers les médias ; de condamner tout discours qui porte des germes de conflits et de violences susceptibles d’embraser la société.

Tina MELI