Des journalistes réfléchissent sur le Protocole de la SADC sur le Genre et le Développement

« Des journalistes réfléchissent sur le Protocole de la SADC sur le Genre et le Développement »

Alors que signataire du Protocole de la SADC sur le genre et le développement ratifié et mis en application depuis 2005, la RDC n’est toujours pas en mesure de mettre en place une politique nationale en matière de santé. En outre, le budget de l’Etat alloué à ce secteur demeure faible puisque , l’Etat dispose pas de moyens nécessaires à la promotion de la santé de la population malgré le nombre important de zones de santé fonctionnant grâce à l’aide de partenaires.

Et pourtant, ces engagements pris devraient être dans la décennie. Parmi ces engagements, il faut retenir : développer, et appliquer des politiques et des programmes pour traiter les besoins mentaux sexuels et reproductifs des hommes et des femmes. Cette question se fait référence à une sexualité responsable pour éviter des grossesses indésirables et précoces pour les jeunes filles.  C’est pourquoi, en collaboration avec son partenaire Gender Links, elle a décortiqué avec des professionnels des médias trois dispositions importantes qui s’y rapportent ; à savoir les articles 26, 27 et 28.  C’est au cours d’une formation sur les questions de genre et du changement climatique organisée du 14 au 15 janvier 2016 dans la salle de réunions de la paroisse Notre Dame de Fatima dans la commune de la Gombe à Kinshasa.  Cette activité fait suite à une série de formations lancées depuis 2014 en faveur des journalistes travaillant dans une dizaine de médias COE de la RDC , dans le cadre du programme Genre et médias au sein des Centres d’excellence de Genre dans les médias, COE, soutenu par Gender Links en collaboration avec Ucofem. Biens des points axés sur le Protocole de la SADC sur le genre et le développement ont été abordés au cours des formations précédentes telles que la santé de la reproduction, les droits constitutionnels et légaux, la gouvernance, la paix et sécurité, les ressources économiques et l’emploi, etc. En effet, chaque année, en marge des 16 jours d’activisme l’UCOFEM réunit des journalistes pour définir des stratégies à mettre en œuvre pour lutter contre les inégalités de sexe dans la société et dans les médias. A propos de l’article 26 du protocole de la SADC, il préconise l’adoption et l’application des politiques et des programme traitant du bien-être physique et social de la femme avec des objectif spécifiques tels que : réduire le ratio mortalité maternelle et assurer aux femmes un accès équitable à des services de qualité en matière de santé sexuelle et reproductive. Selon la directrice de l’UCOFEM, Anna Mayimona Ngemba le thème choisi, se rapporte aux trois dispositions du protocole de la SADC sur le genre et le développement en vue de fournir aux professionnels des médias les matières nécessaires  pour enrichir leurs productions médiatiques. Ces derniers ont pu réaliser des reportages sur l’impact du changement climatique sur la vie des femmes dans les quartiers périphériques de Kinshasa. Pour rappel, le protocole de la SADC sur le genre et le développement est un engagement signé par les pays membres qui se sont donné un certain nombre d’objectifs liés aux mécanismes définis en faveur de l’égalité du genre au niveau régional, continental et mondial.